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WHERE THE GRASS WITHERS
First Album 2016

On the radio // Notre première radio? 

Radio Fibourg, Le choc de l'Enclume

Nov 28 2016

New interview out on Metalheads Forever Magazine - Official

Nouvelle interview sur Metalheads Forever Magazine-Official

Please check the link

9.1/10 : "On y cherche en vain un œuf pourri" // "There is no spoiled egg to be found here"
Huge review on Metal Factory (Switzerland)! Superbe kro sur Metal Factory! Jan 2017

 

PATH OF DESOLATION - Where The Grass Withers
Selbstvertrieb
Path Of Desolation ist eine junge aufstrebende Melodic/Death-Metal Band aus Lausanne, die genau weiss, was sie will. Ihr Sound ist atmosphärisch düster und orientiert sich an Truppen wie Dark Tranquility, In Flames oder Insomnium.

Die musikalische Umsetzung gelingt den Romands auf Anhieb und sie liefern mit ihrem Debut "Where The Grass Withers" eine durchschlagend originelle Platte ab. Vielleicht nicht ganz unschuldig am Erfolg, ist womöglich die Zusammenarbeit mit Anna Murphy (Cellar Darling, Ex-Eluveitie), die gegenüber den Jungs doch schon ein "alter Hase" in diesem Geschäft ist.

Scharfe Riffs, melancholische Melodien und eine gewaltige Stimme sind das Erfolgsrezept von Path Of Desolation. Die noch relativ junge Band hat sich seit ihrer EP "Soaked Jester" von 2014 eine eigene Identität geschaffen, die sie musikalisch voll ausleben.

Mystische Landschaften werden in "Isenau" und "85 Miles" ebenso besungen wie düstere stimmungsvolle Songs von Kaliber "Saeclum In Favilla", "Colourblind" oder "Exit Nightmares". Jeder Track hat seine Eigenheiten und kleinen Finessen, besondere Atmosphäre aber schafft der Sechser mit dem an besonderen Stellen perfekt eingesetzten Keyboard.

Anspieltipp an dieser Stelle: "The Hunting Prey". Die Scheibe vermag auf ganzer Linie zu überzeugen und unter den elf Nummern hat sich ausnahmslos hochkarätiges Material eingefunden.

Faule Eier sucht man auf "Where The Grass Withers" vergebens. Melodiös, abwechslungsreich und mit perfekter Härte arrangierter Metal aus der Schweiz mit dem Prädikat "Hammer!"
Oliver H.  
Punkte: 9.1 von 10

Merci à FRENCH METAL pour ses critiques constructives New review. Thanks to French Metal for the interesting feedback

Arrivé dans ma boîte aux lettres en cette fin d'année 2016, je vous présente "Where The Grass Withers". Il s'agit du tout premier album de Path Of Desolation, une formation qui nous vient de Lausanne et qui verse dans le death mélodique. Ce premier opus comprend onze morceaux pour une durée totale qui approche les cinquante minutes.

Pourtant grand amateur de death melodique, je dois dire qu'au premier abord, ce "Where The Grass Withers" a vraiment eu du mal à me convaincre. En effet, avec "The Crown And The Empty Hall", on démarre par un mid-tempo mélancolique à la Insomnium qui n'a vraiment rien de révolutionnaire. Le son est pourtant bien travaillé malgré une batterie un peu plate et une basse très discrète mais le morceau peine à décoller. Pire, le chant hurlé de David apparaît vraiment dérangeant ; un chant rageur, tirant plutôt dans les aigus, qui colle mal à la mélancolie du morceau. Si bien qu'on finira par apprécier les rares petits moments où il s'efface pour laisser les instruments jouer seuls. On aura ainsi droit à un joli passage de guitare acoustique et à un sympathique double solo guitare/clavier pas très ambitieux mais qui relèveront un peu le niveau général.

On continue avec "The Uninvited", un morceau plus rentre-dedans avec, malgré tout, toujours une petite touche mélancolique, notamment grâce à l'utilisation d'un chant féminin sur le refrain. Le résultat est intéressant mais toujours pas phénoménal. D'autant plus que je n'arrive toujours pas à m'habituer à ce chant hurlé toujours aussi bavard bien que plus en adéquation avec l'énergie du morceau. A ce stade, on pourrait être tenté de passer son chemin et de considérer Path Of Desolation comme un groupe de death mélo somme toute assez moyen. Et pourtant, cet album mérite vraiment qu'on s'y attarde un peu plus ! En effet, malgré un début un peu décevant, on assiste à une véritable montée en puissance au fil des titres ! Tandis qu'on finira par ne plus trop se focaliser sur le chant, on découvrira, au fur et à mesure, de belles choses dans la musique des Suisses. A commencer par les chœurs masculins qui clôturent joliment le troisième titre, "Isenault". On aura ensuite droit à quelque chose de plus entraînant et à des riffs bien inspirés avec "To Pastures Grey" et le violent "Rites Of Rumination" avant de revenir sur des tempos plus calmes avec "The Hunting Prey" qui propose un excellent thème de piano vers la fin du morceau, et "85 Miles" dont les chaleureux petits passages de guitare acoustique nous laisseront un délicat goût d'évasion.

Malgré mes réticences initiales, je me ainsi laisse doucement cueillir par la musique de Path Of Desolation qui m'apparaît de plus en plus riche et inspirée. Le gros point fort vient de l'utilisation très complémentaire des guitares et du clavier qui pourra parfois faire penser à du Be'lakor. On sent aussi une volonté de proposer quelque chose d'inventif dans le jeu du batteur. Le seul instrument un peu en reste restera, comme souvent dans le metal, la basse qui se réduit à un rôle de soutient rythmique. Mais la meilleure partie du CD est encore à venir ! Après un très bon "Decipher" qui revient sur quelque chose de plus violent et entraînant, on atteindra le sommet de l'album grâce aux deux titres "Saeclum In Favilla" et "Colourblind". Ces deux morceaux nous offrent un death mélodique de très haute volée, bien inspiré et vraiment jouissif ! Le premier des deux tirera parfois vers le thrash / deathcore avec ses riffs très lourds agrémentés de dialogues samplés qui apporteront une intéressante noirceur à l'ensemble. Une noirceur qui contrastera avec des refrains plus lumineux et un break majestueux amené par le piano. On retrouve la même énergie thrashy dans les couplets du deuxième qui alterne avec de superbes refrains mélancoliques agrémentés d'un chant clair un peu timide mais vraiment bienvenu. On pourra peut-être reprocher au groupe de faire un peu traîner le morceau en longueur sur la fin mais, avec d'aussi bons riffs, on aura du mal à leur en tenir rigueur.

L'album se clôturera par le très beau "Exit Nightmares" dans lequel les suisses font encore une fois parler leur goût pour le mid-tempo ternaire. Une fin d'album très réussie qui achèvera de nous faire oublier les réserves émises à l'écoute des premiers titres.

Au final, il m'aura fallu du temps et de la persévérance pour écrire cette chronique. Une persévérance qui m'aura finalement permis de me défaire de mon mauvais jugement initial pour finir par me rendre compte que cet album cache de véritables pépites de death mélodique. Si ce "Where The Grass Withers" n'est peut-être pas une réussite sur toute la ligne, il montrera tout de même à celui qui prendra le temps d'y jeter une oreille attentive que les musiciens de Path Of Desolation ont un énorme potentiel musical et qu'ils pourraient, dans les années à venir, en surprendre plus d'un dans le petit milieu du death mélodique. 

 

 

 

Zemurion 

Janvier 2017

[interview] Path Of Desolation (2016)

Le nouvel album du groupe Path Of Desolation se nomme Where The Grass Withers et vient de sortir sous forme d'autoproduction.  Vous pouvez retrouver la chronique de l'album ici 

http://metallifer.blogspot.fr/2016/11/review-path-of-desolation-where-grass.html et voici de suite l'interview au groupe. Bonne lecture ! 

 

Bonjour à tous et merci du temps que vous nous accordés pour cette interview. Le nouvel album et premier ‘full-lenght’ de Path Of Desolation se nomme Where the Grass Withers et vient de sortir comme autoproduction. Je vous propose de faire un tour d’horizon sur le groupe et sur Where the Grass Withers.

David: On a eu pas mal d’occasions de jouer en Suisse et en France après la sortie du EP Soaked Jester en 2014. Parallèlement à ça, on a continué gentiment à travailler sur de nouvelles compos. On a par contre pas mal galéré pour trouver une 2e guitariste fixe. En mai 2014, Pilou nous a rejoints; ça a véritablement été le point de départ de Where the Grass Withers. Il a collaboré étroitement avec notre guitariste Steven pour élaborer de nouvelles compos et réarranger celles qui existaient déjà et leur donner un gros boost. Il était le “petit nouveau” mais est devenu une vraie locomotive. Je vais sans doute paraître prétentieux mais je trouve cet album très mature pour un premier album et s’il l’est effectivement, c’est parce que Pilou a passé de nombreuses nuits blanches à en peaufiner les détails.

Steven: Cet album est issu d’une grosse année de travail assez stressante, malgré tout, nous sommes très contents du résultat, compte tenu des divers évènements, coups de gueule et imprévus que nous avons rencontrés durant toute cette période. Après 3 années d'existence, un premier EP et une multitude de concerts nous sommes fiers d’avoir réalisé ce rêve.

 

A propos du groupe vous êtes rentré en studio en février dernier avec le nouveau guitariste Philippe. Pouvez-vous présenter l’ensemble des membres de Path Of Desolation ?

David: Avec l’arrivée de Pilou, le noyau dur du groupe est resté le même jusqu’à notre entrée en studio, concentré autour de notre batteur à casquette Loïc, de Steven, du claviériste à pieds nus Nipo, du bassiste Grant et de moi-même. On a eu quelques surprises déplaisantes en studio qui ont poussées Pilou à devoir improviser et enregistrer les lignes de basse. Cette situation nous a conduits à nous séparer de Grant. Nous avons désormais un nouveau bassiste appelé David ou Daves ou Junior

 

Steven: Nous avons formé le groupe durant l’été 2013 avec Loïc (batteur) et Grant (ex-bassiste), puis David (chant) et Nipo (clavier) nous ont rejoint assez rapidement. Nous donnions notre premier concert 5 mois après et cela reste l’un de nos meilleurs concerts.

 

Pilou : Le melodic death metal était pour moi inconnu avant mon arrivée et j’ai très vite su apprécier et apprivoiser ce style. L’intégration dans le groupe a été plutôt facile et tout s’est passé de manière très naturelle.

 

Vous avez enregistré encore une fois aux SoundFarm Studios à Kriens (Suisse) sous la houlette d’Anna Murphy (Eluveitie) qui a d’ailleurs (comme sur l’Ep précédent) chanté sur un titre. Est-ce que l’on peut dire que les SoundFarm Studios sont l’équivalent suisse de The Abyss Studios suédois de Peter Tägtgren ?

Dave: Hahaha, on en est loin. Il s’agit plutôt d’un studio rock/blues, en fait. L’intérêt pour nous est surtout qu’Anna Murphy y bosse. On a discuté de plusieurs options, y compris d’aller enregistrer à l’étranger. Mais finalement, on a décidé de continuer avec Anna. On espérait secrètement qu’elle allait pouvoir nous aider à ouvrir pour Eluveitie sur quelques dates… C’était avant qu’elle se barre du groupe (rires). Cette mésaventure a d’ailleurs un gros impact sur notre album puisque le mix a été fortement retardé à cause de son départ d’Eluveitie. C’était un enregistrement un peu… compliqué. Mais au final, je trouve qu’Anna a réussi à donner un son très organique à ce disque, très différent de ce qui sort en ce moment où toutes les productions ont tendance à se ressembler.

 

Etant donné la richesse (complexité, technicité, lignes mélodiques etc.) des titres, comment se sont passés la phase d’écriture et d’enregistrement ?

Nipo : Concernant le piano et les synths, Pilou avait programmé la quasi totalité de la plupart des titres en MIDI. Nous nous sommes ensuite vu dans notre local pour parfaire le travail. J’ai pu arranger un peu les pistes à ma manière, notamment le piano qui n’a laissé presque aucun vestige du travail de Pilou. Pour l’enregistrement, nous avons gardé les pistes MIDI des demos pour les choeurs et le piano a été enregistré sur un véritable piano.

 

Pilou : On a vraiment travaillé à distance dans un premier temps, afin de procéder de manière plus professionnelle et réfléchie. Une fois que le squelette de toutes les compos était fait, chaque membre a ajouté sa pierre à l’édifice en y mettant sa touche personnelle (batterie, pianos, etc). Comme dit précédemment, la basse a été intégrée aux morceaux seulement quelques heures avant l’enregistrement :) .  

 

Steven : Ce fût 6 mois très compliqués pour le groupe, nous jouions environ 10 titres en concert, en dehors des trois chansons de l’EP nous n’avions que des démos. L’arrivée de Philippe a été déterminante pour le groupe, grâce à ce qu’il nous a apporté, nous avons pu donner vie à ses démos et nous avons également composer certains titres avant d’entrer au studio.

 

La pochette de Where the Grass Withers intrigue énormément. Elle a été réalisée par Travis Smith (Opeth, Katatonia, Devin Townsend). Quel est le concept derrière la pochette et le titre de l’album ? (J’en ai donné mon interprétation dans la chronique de l’album mais j’aimerais en savoir plus).

David: C’était très enrichissant de travailler avec Travis Smith. Il respecte beaucoup les textes, le concept, cherche des idées pour leur donner corps. Un exemple tout bête: des rides sont visibles à la surface de l’eau. Elles font référence au dernier titre de l’album, Exit Nightmares, qui décrit un suicide par noyade. En approchant Travis, je lui ai donné les textes de To Pastures Grey qui ont inspiré le titre de l’album. Je lui ai expliqué l’idée derrière cette chanson qui parle d’insomnie et du fait que je préfèrerais être n’importe où - même dans ces paysages de fin du monde - que dans mon lit, à 4h du matin, à remuer la lie qui remplit mon cerveau. Travis a répondu du tac-au-tac que ça lui évoquait ce personnage endormi, emballé dans cette nature formant une couverture. Il a donné un côté très pictural à cette pochette, assez différente de son travail habituel. Je trouve que ça colle énormément à l’ambiance des textes, qui s’inspirent de différents tableaux. Comme par exemple Belshazzar’s Feast de John Martin qui est évoqué dans le titre Colourblind. Comme tu l’as relevé dans ta chronique, le titre de l’album - mais aussi celui de la chanson To Pastures Grey - contient une référence biblique, à la fois au livre d’Isaïe et au Psaume 32. Ces pâturages gris où l’herbe se fane sont à l’opposé des pâturages verts promis par ces textes. C’est une incarnation du cauchemar...

 

 

David, tu as écrit tous les textes et je voudrais savoir deux choses. D’abord, est-ce que tu écris les textes avant que la musique du morceau existe ou la musique existe déjà et tu te “cales” dessus?

David: Pour cet album, j’ai eu tendance à me laisser inspirer par la musique. Je n’écris pas nécessairement avec un placement en tête mais je m’imprègne plutôt de l’ambiance. Les premières notes de “Colourblind” (daltonien) m’ont immédiatement fait penser à ce mot, sans que je sache vraiment pourquoi. Le refrain avec cette partie de chant claire est venue en quelques secondes. D’autres fois, j’ai besoin de nombreuses écoutes pour trouver quelque chose qui colle. J’ai écrit trois textes différents pour la chansons “85 Miles” avant d’être satisfait du résultat… Un jour avant d’enregistrer ce titre, hahaha
 

Deuxièmement on entrevoit quelques unes de tes sources d’inspirations comme le sentiment d’absolu devant la nature (la montagne du titre Isenau ou l’Angleterre dans le titre 85 miles), la Bible ou encore des sources plus autobiographiques / introspectives. Est-ce que tu peux nous en dire plus?

David: L’imagerie biblique est présente dans mes textes depuis que j’ai commencé à faire de la musique, il y a 25 ans. J’ai une éducation catholique et je suis fasciné par l’art sacré et notamment ce que les romantiques en ont fait. Il y a cette ambiguïté entre le bien et le mal: prends “Les Litanies de Satan” de Baudelaire ou “The Marriage of Heaven and Hell” de Blake, “Cain” de Byron… Et avant ça, le “Paradis Perdu” de Milton. Je parle beaucoup de culpabilité et de rédemption dans mes textes, ce sont des questions qui m’obsèdent littéralement au quotidien. Et elles sont au centre de la plupart des oeuvres inspirées par la Bible. “Where the Grass Withers” est un album très personnel et ultra introspectif qui raconte la phase que j’ai traversée ces dernières années. Il y est beaucoup question d’insomnie, de doute mais aussi de remise en question. Si tu cherches bien, tu y trouveras une foule de références littéraires ou picturales mais j’essaie toujours de les intégrer dans un tableau plus large. Si tu prends le titre “Saeclum in Favilla” (les siècles en cendres), il s’inspire du poème médiéval “Dies Irae” qui décrit le jugement dernier. Mais, en parallèle, je fais référence à “Fin de Partie” de Beckett. Le personnage principal est aveugle et connaît le monde par les yeux de son fils qui lui ment en continu: est-ce qu’il dit la vérité quand il prétend qu’ils sont les derniers hommes sur terre? De la même manière, est-ce que le monde est en aussi mauvais point que celui que je veux bien voir? C’est un peu la même idée derrière “Colourblind”. A Newcastle, un tableau de John Martin est exposé. Un jeu de lumière assez complexe a été créé pour le mettre en valeur. En fonction de cet éclairage, tu le verras comme une toile lumineuse, dramatique, joyeuse, apocalyptique. La couleur est une question de perspective. Peut-être que je ne pose pas le bon regard sur ma vie… . D’autres textes comme “Isenau” ou “85 Miles” sont plus méditatifs. La combe d’Isenau, dans les Alpes suisses, et le nord de l’Angleterre sont des régions où j’aime m’évader. Ce sont des endroits hors du temps, relaxant, d’une beauté infinie. J’aime le fait de m’y rendre et d’être totalement submergé par ces paysages.

 

J’ai aussi une question plus “simple” : comment est né le nom du groupe? Pourquoi un “Chemin de désolation”?

Nipo : L’origine du nom du groupe a une histoire assez incroyable. En fait, on allait jouer notre premier concert en décembre 2013 et nous n’avions pas encore de nom. Celui-ci est venu et il nous a plu. Sauf erreur, il n’y a rien de plus romanesque que cela…

Steven : Nous avons eu différents noms et aucun ne nous plaisait réellement (pas à tous en tout cas), deux semaines avant notre premier concert nous devions choisir un nom pour l’affiche, après quelques heures de recherche et de débat nous nous nommions Path of Desolation.
David: On a effectivement choisi ce nom dans l’urgence, mais je pense qu’il nous a inspirés, consciemment ou non. Il y a cette notion de désolation, qui correspond bien au côté déprimé de nos textes et de notre musique. Mais aussi cette notion de mouvement et de réversibilité. Si tu suis un chemin, il y a nécessairement deux directions possibles: tu peux poursuivre ou revenir sur tes pas. Et c’est le choix de chacun de déterminer cette direction. ça colle bien à l’idée de Colourblind mais aussi plus largement au concept de rédemption que j’évoquais plus tôt.  

 

L’album Where the Grass Withers est sorti comme autoproduction en digital et en format physique en digipack en 6 volets. Je saluais sur la chronique le gros travail qui a été fait sur le fond et la forme. C’est un très bel “objet” (layout, artwork, qualité du papier, cd fait en “replica vinyl”) qui demande beaucoup d’investissement. Quelle est l’importance d’avoir un cd physique aujourd'hui?

Nipo : C’est un peu à double tranchant. Cela n’a pas une grande importance en ce qu’il y a aujourd’hui une grande accessibilité à la musique via internet et que la musique reste l’élément principal. Beaucoup de magazines se contentent des fichiers mp3 pour les chroniques, pareil pour les salles de concert. La plupart des gens n’ont que faire d’un format physique. A ce niveau, ce “traditionalisme” est presque un peu superflu. Cela dit, c’est peut-être aussi ce qui nous amène une certaine visibilité, ça donne une impression d’application (d’ailleurs, nous nous sommes beaucoup appliqué !) En ce qui me concerne, j’ai un côté old school et j’achète encore mes CDs. J’aime me balader dans les livrets, lire les paroles, contempler les images (surtout si elles sont de Travis Smith ! ), on a vraiment l’impression d’un produit fini, que les textes, les illustrations et la musique forment un tout. Je crois simplement que nous avons donné à notre album la forme que nous aimions voir chez les autres.


Pilou : J’ajouterais que quitte à avoir une version physique de l’album, autant qu’elle soit intéressante !

Est-ce que vous aviez cherché un label ou vous vouliez sortir l’album tous seuls dès le début? Je demande ceci parce que dans mon entourage “metal” il y a quatre positions : le groupe qui fait deux ou trois albums autoproduits avant de chercher un label et ceci pour montrer au label que c’est un groupe fiable et solide. Le groupe qui cherche un label dès son premier album et s’il ne trouve pas de label ou si les conditions du label sont trop strictes, alors il décide de sortir son album en autoproduction. Le groupe qui s'en fiche du label et qui veut tout maîtriser de A à Z et qui veut rester underground. Le groupe qui fonde son propre label pour sortir ses albums. Qu’est-ce que t’en penses-tu?

David: Je ne pense pas que Path soit un groupe qui puisse se satisfaire d’une démarche 100% DIY, même si c’est une approche qui me plait chez certains artistes. Le but avec Where the Grass Withers est clairement de signer sur un label. Est-ce qu’on y arrivera? Je n’en sais rien. Dans tous les cas, ce genre de démarches prend du temps et il nous semblait préférable de sortir cet album et de le soumettre ensuite à des labels plutôt que de chercher une maison de disques en sous-marin au risque de sortir ce disque dans deux ou trois ans. On a réalisé un tirage assez limité donc on peut parfaitement imaginer une réédition via un label. Ou au contraire voir cet album comme un moyen de nouer un contact et de sortir le 2e sur un label.

 

A part la presse, est-ce que vous avez envisagé des concerts pour promouvoir votre album? Quel est la réalité de la Suisse vis à vis des événements “live” (salles de concerts, festivals, scènes ouvertes) ?

David: On y travaille. On aimerait surtout avoir l’occasion de faire nos armes à l’étranger. Du coup, on bosse surtout sur l’organisation d’une tournée “européenne”. On a quelques dates confirmées mais on annoncera tout ça en temps voulu sur nos différents sites/pages.

 

Je vous remercie beaucoup pour votre disponibilité et pour le temps que vous nous avez accordés. Je vous laisse le mot de la fin pour nos lecteurs. 

David: Merci à toi pour cette interview et tes questions recherchées. On manque encore de recul sur ce nouvel album, mais, au vu des retours obtenus ces dernières semaines, j’ai le sentiment qu’on a accompli quelque chose avec ce disque. Et qu’on a de la marge pour aller encore plus loin avec le prochain. Allez, un scoop pour toi, il s’agira d’un album concept. Mais je ne t’en dis pas plus.

Austria's Nocturhall wrote some very nice words about our new album. Check it out. // Le webzine autrichien Nocturnhall a rédigé quelques mots très sympas sur notre nouvel album.

8.5/10

PATH OF DESOLATION - Where The Grass Withers

 

Yes, I admit that I was stunned by the aggressive, direct way of playing, covering the melodic approach. It was therefore difficult to get access to the compositions; but piece by piece, Where The Grass Withers gradually aroused real, lasting enthusiasm. 


The earthy compositions do not show up in striking, but grounded, honest style and sneak in the memory due to several sensitive components: the discreet but nevertheless extremely effective keyboards must be mentioned in any case, because a dense, wistful sublime develops and goes together with the quite tautly advancing aggression in perfect harmony The acoustic guitar often contributes a calm, but important part to the compositions’ moods, and thus the band manages to invite us to a journey on the PATH OF DESOLATION, which is not at all according to the band’s name, but shines in bright sound colors. 


A beautiful piano motive enriches the moody piece Isenau, which overwhelms with its elegiac aura. In front of the inner eye you can see yourself standing on a summit, gazing proudly into the misty landscape. To Pastures Gray plays with different speeds and bewitches through extremely gentle piano sounds at the end. So it's no wonder that Rites Of Rumination bursts all the more blandly out of the speakers to score with head-bang-compatible shred-metal and discreet symphonic attachments. The keyboards strike quite dominantly and refreshingly during The Hunting Prey, leaving the dashing guitars with enough room to unfold. Melancholic flair, whispered vocals, blasts, twin guitars and a quiet middle section appear at 85 Miles, only a first-class refrain is missing as cherry on the cake. The epic work Colourblind comes with a modern appeal and also offers great clear vocals as well as spherically floating passages. 


The Swiss musicians act in very creative manner, and show a perfect balance of fresh aggressiveness and restrained emotionality. Where The Grass Withers tastes like a cheese plate (please forgive me this dull comparison) with different varieties: sometimes in powerful and intense, then again in decent and restrained way, I can speak of a versatile overall indulgence in its totality! 

Nocturhall.com

Stormlord

Première chronique // First review [in French]. Thanks to Sken @ Spirit of Metal!

Metallifer is a blog about underground metal music

 

[review] Path of Desolation - Where the Grass Withers (2016)

 

Les suisses de Path of Desolation après leur Ep de 2014 nommé Soaked Jester reviennent aujourd’hui avec leur premier album Where the Grass Withers. Une fois n’est pas coutume, avant de démarrer la chronique, je voudrais écrire quelques mots sur l’objet lui-même.  Le cd est magnifique. Souvenez-vous qu’il s’agit d’une auto-production. Le résultat est énorme : cd en digipack à six volets avec un papier de très bonne qualité et agréable au toucher. Un artwork et layout somptueux réalisés par Travis Smith (Opeth, Katatonia, Devin Townsend et d’autres). Le cd reproduit le visuel d’un vinyle côté face et côté retro, celui qui est lu par le laser du lecteur, c’est tout noir aussi comme un vinyle.  Le papier aussi du booklet est très bon, lucide, et réunit les textes et les liners notes. Bref le groupe a fait un réel effort en proposant un objet très beau et abouti. Il faut souligner aussi que l’artwork du format physique est un peu plus sombre que celui que l’on peut voir en ligne ; et c’est pas mal du tout.

 

 

En regardant la pochette on voit un lac / fleuve, une île à la nature luxuriante, des monts en arrière-plan et le ciel. Les monts et le ciel ont à peu près la même couleur que le lac / fleuve. Dans l’eau il y a des vagues circulaires qui laissent imaginer la présence d’un poisson. L’île, si l’on regarde de plus près, est en réalité un homme allongé, un peu à la façon des tableaux du peintre Arcimboldo. Une croix s’élève sur la gauche de l’île. Path of Desolation nous servirait-il le coup d’un album bucolique? Que non. Le titre Where the Grass Withers signifie “Où l’herbe sèche” et je crois qu’il est tiré du livre du prophète Esaïe 40 :7 « L'herbe est séchée, et la fleur est tombée, parce que le vent de l'Eternel a soufflé dessus; ». Tiré où pas de la Bible, le contraste entre le titre (Où l’herbe sèche) et la nature qui grouille de vie, est saisissant.

 

Une possible réponse se trouve dans la musique de Path of Desolation qui se rattache à l’école du « melodic death metal » de Göteborg qui allie la mélodie à la puissance extrême du death metal. Le melodic death metal  naît à Göteborg au tout début des années ’90 avec les trois groupes Dark Tranquillity, At The Gates, In Flames. Ces trois groupes sont toujours très bons mais ils ont un peu perdu la flamme qui les animait au début. Ils ont tout simplement évolué. Dark Tranquillity évolue depuis ses trois derniers albums We Are The Void, Construct et Atoma. At The Gates après une très longue parenthèse est revenu en 2014 avec At War with Reality qui est un bon album mais qui n’a pas la magie de The Red in the Sky Is Ours. In Flames a tout simplement changé de cap (et il a tous les droit de le faire) en virant vers un groove metal / alternative rock.

 

Path of Desolation fait du « melodic death metal » moderne et inspiré. Inspiré aux trois groupes cité et à cet âge d’or. Moderne parce que Path of Desolation n’est pas un groupe nostalgique mais bien ancré dans le présent. En deux ans le groupe a fait des progrès considérables. Si l’Ep Soaked Jester était une jolie carte de visite qui laissait présager le potentiel du groupe, avec Where the Grass Withers le groupe montre un état de grâce. La production est très bonne et met vraiment en valeur tous les instruments et on a une vraie dynamique, une vrai profondeur. J’ai écouté l’autre jour une super production d’un groupe thrash qui dépote mais qui a malheureuses une production ‘plastique’ qui aplatit toute violence et force. Certes c’est impeccable mais qu’est-ce que c’est banal et plat. Je pense à un label en particulier, mais bon, j’arrête là.

 

On démarre sur les chapeaux de roue avec les deux premiers titres The Crown and the Empty Hall et The Uninvited qui prouvent tout ce que l’on vient de dire jusqu’ici. Ensuite on trouve Isenau qui est un titre très intéressant pour deux raisons : d’abord pour sa technicité : le riffing est très varié et technique ainsi que le travail de batterie qui est vraiment intéressant et novateur. Deuxièmement le thème est un clin d’œil à la Suisse et aussi au side-projet du chanteur David. En effet Iseanau est un alpage qui fait partie du massif montagneux suisse nommé Les Diablerets. Path Of Desolation est un groupe suisse et le chanteur David évolue dans un side-projet (un duo) de black metal / drone / ambient nommé Diablerets. Et si on rajoute à ceci que les « backing vocals » de Where the Grass Withers sont assurées par Grant Hailey  qui est l’autre membre de Diablerets, la boucle est bouclée. Le titre Isenau est une ode à la montagne et aux forces primitives qui l’habitent. 

 

To Pastures Grey s’interroge sur la fin d’une vie et on trouve dans les paroles de la chanson, le titre de l’album.

 

Lead me to pastures grey

Where the grass withers

Let me rest for a while

Take me to pastures grey

I’ll sleep, I’ll dream I’m in a better place

 

Il s’agit d’un titre rapide et nouveau puisque il se termine par une courte « coda » au piano. Je ne vais pas me lancer dans un track by track qui serait long. Je veux bien néanmoins parler encore de deux / trois titres. The Hunting Prey s’ouvre avec un riff descendant et ascendant qui comme les vagues d’une mer déchaînée  arrache tout sur son passage. C’est mélodique, direct, épique, mélancolique. Et après le deuxième refrain on a un break au piano qui est simplement excellent. Le piano se fond ensuite aux autres instruments et reste quand même en premier plan. Il rajoute une sorte de romantisme décadent qui rehausse le morceau et qui le rend mémorable. 85 Miles s'inspire des terres de l’Angleterre du nord. L’album se termine par un triptyque qui tourne autour du thème de la dépression, il s’agit des titres Saeclum in Favilla, Colourblind, Exit Nightmares. Il ne s’agit pas d’une histoire en trois parties avec un « happy end » mais de trois portraits séparées qui ont le même thème. Je voudrais juste souligner le titre  Saeclum in Favilla qui tire son titre en latin de l’incipit de l’hymne liturgique Dies Irae « Dies iræ, dies illa, Solvet sæclum in favílla (Jour de colère, ce jour-là Il réduira le monde en cendres) ». Les textes de Saeclum in Favilla sont magnifiques et le titre est direct et sombre à souhait et enrichi par un break final.

 

Le chant est assuré par David (qui a écrit aussi les textes) et il délivre une prestation magistrale. On remarquera la présence aussi d’Anna Murphy au chant sur le titre The Uninvited. Philippe est une nouvelle recrue et assure la guitare et la basse. Steven est aussi à la guitare ainsi que Loïc à la batterie. Nipo aux synth et piano se taille quant à lui une place un peu plus marquée et affichée sur ce Where the Grass Withers que sur le précédent Ep Soaked Jester.

 

Pour terminer on peut dire que Path of Desolation avec Where the Grass Withers fait un carton plein. Il est surprenant de voir comment depuis le premier Ep le groupe a grandi, mûri et progressé. Tout est de très haute facture : l’objet lui-même, la production, les textes, l’exécution et l’interprétation. De plus, même en évoluant dans un style, le "melodic death metal" qui a des caractéristiques propres, Path of Desolation s’aventure par des petites touches vers des milieux plus expérimentales comme des structures articulées et des inserts de piano. Et le tout avec aisance.

Path Of Desolation est un groupe où les contrastes s'affichent et ne sont pas résolus. A l'auditeur de les interpréter. Ces contrastes sont affichés par les textes (que l'on peut interpréter différemment selon sa sensibilité), par la musique (extrême certes mais avec une approche mélodique et articulée et par moments mélancolique), par le visuel : l'herbe est sèche mais la nature est luxuriante (et de plus est-ce que il y bien un homme allongé où c'est notre regard qui interprète les formes de la nature par une présence humaine? Et encore, s'il y a bien un homme allongé, est-ce qu'il dort ou est-ce qu'il est mort?). 

 

Bref, vous l'aurez compris. Écoutez cet album et achetez-le, vous n'en serez pas déçus.

 

Score 10/10                                           Christiano Dec 2016

THE FIRST EP (Previous line-up)

SOAKED JESTER

Total Metal Zone Février 2015

PATH OF DESOLATION - SOAKED JESTER

 

GROUPE : PATH OF DESOLATION

EP : Soaked Jester

NOTE DE TOTAL METAL ZONE : 17/20

SORTIE EN JUIN 2014

 

CHRONIQUE :

Un nouveau groupe de Death Melo débarque chez Total Metal Zone, yes. Ce style étant mon préféré, je suis assez gourmand et difficile à rassasier donc voyons un peu ce que nous balance Path Of Désolation avec leur mini EP de 3 titres : Soaker Jester. Ce groupe sort tout droit de Lausanne de la Suisse pour montrer leur talent dans l'univers du Death Melo.

3 titres, désolé de rester aussi bloqué sur ce sujet. Mais j'espère que leur tracklist va être super bonne pour le peu qu'on peut découvrir.
Un petit tour d'horizon sur les noms de titres :
1. Rest In Your Fears
2. Soaked Jester
3. The Word
Et maintenant, on se met le son dans les oreilles.

On commence par une mélodie douce et apaisante pendant les trente premières secondes puis jusqu'à quarante-cinq secondes un accompagnement à la batterie avec de laisser place à la pureté du Death Melo. Un chant bien assuré, premier bon point. Des mélodies excellentes, deuxième bon point. Merde, ils sont bon, leur morceaux aussi mais, et oui y'a toujours un mais. Le groupe montre un très talent sur ses trois morceaux mais je pense qu'il nous cache encore bien des choses, ils ont sûrement d'autre morceaux qui déchirent aussi. Bon, faut que je les voie en live, j'en veux plus, je ne suis pas rassasié.

La structure de leurs morceaux est très rythmée par les mélodies qui sortent des guitares et accompagné d'un clavier pour accentuer le côté Mélo du groupe. Le bassiste suit la mélodie et le chant Death géré par la même personne sont bien lourd. Je n'oublie pas la batterie qui nous sort du bon Death bien rapide et bien pêchu. Putain je tombe amoureux.

Un titre attire mon attention particulièrement pour deux choses, c'est The Word, la batterie a l'air d'être davantage mis en avant sur ce morceau mais l'autre chose est qu'un chant féminin, enfin super fin (donc soit c'est une vrai femme, et ça me rassure ou soit un mec s'en ai pris un méchant dans les bonbons avant de chanter ce passage ou bien faut qu'il pense à muer, faut que je pense à demander au groupe).

En tout cas, ce CD est bon, super trop court à mon goût mais il est quand même bon. Fan d'In Flames (le vrai In Flames), Insomnium...etc. Je viens de citer les influences du groupe ^^. Vous avez kiffé ce CD autant que moi. Je me suis tout de même réserver sur ma note car c'est un CD assez court et j'en veux plus, ça mérite un bon 17 quand même.

"JE ME LASSERAIS DONC JAMAIS DE TOUT LES GROUPES DE DEATH MELO, FAIT COMME MOI. ÉCOUTEZ ET SUIVEZ CE GROUPE."

Path Of Desolation – Soaked Jester 

 

Path Of Desolation

Soaked Jester

by Craig "Thrasher" Rider at 14 June 2015, 8:39 PM

 

PATH OF DESOLATION are a Melodic Death Metal act from Switzerland and use that genre very well, with Hardcore like vocals and very enjoyable instrumentation that's done so so right. At first it felt more like Hardcore Melodic Black Metal but has that Death Metal hint too.

I say Hardcore as the band OUTRIGHT RESISTANCE has very similar vocals, though they are totally different in genre sense. So I was quite stunned to hear that resemblance. This is a very short single/EP but “Soaked Jester” will want you leaving more. So roll on the full release.

I especially love bands that actually have rhythm in their music, otherwise not so much, and this band does this well. For a single that's fairly short like they all are this was a treat to enjoy and to review.

“Rest In Your Fears” begins with a fantastic keyboard melody and a brutal, agonising scream of death. Already I'm having a bit of a rattle with my head and a heavy pound. The Hardcore vocals really work and as things slow down they turn into Death Metal like vocals, awesome.

With fast, groovy riffs the enjoyment just won't stop until the CD is finished. It's that good and fun.

Next we have the title track “Soaked Jester” which continues the greatness of the first track, but with added epic. The rhythm style is strong here with added keyboard elements that make it pretty atmospheric with added heavy. Brutal.

For a new band as this is their first EP, I can see them going places.

“Soaked Jester” is nonetheless an amazing start for a new band and I have no faults to complain about here, it's heavy, hard, atmospheric, brutal, and in a word…
GREAT.

With added female vocals in “The Word” I feel Black/Death Metal is more suited for this band, it's not quite DEATH of course but the Death Metal hint does work with the melody of the keyboard instrumentation, hence Melodic Death Metal.

Give it a go either way, being a Black/Death Metal fan I greeted this with pleasure. Being a new band, “Soaked Jester” as their first EP release, I'll definitely have to look out for them in the future, so should you.

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